NUON Chea : le peuple avait besoin d'être "conquis"

NUON Chea : le peuple avait besoin d'être "conquis"

NUON Chea, le frère numéro 2 du Kampuchea Démocratie. Crédit photo : ECCC.

« Les cambodgiens ont besoin d'être «conquis» et «contrôlés », a dit au tribunal des Khmers rouges le Frère numéro 2 Nuon Chea, hier lors de l’interrogation sur la façon dont le régime a recueilli le soutien du peuple.

Le juge français Jean-Marc Levergne lui a interrogé sur les  mesures en vigueur qui ont été utilisées pour obtenir le soutien des cambodgiens lors de la constitution du régime dans les années 1970.

Affirmé qu'il n'avait jamais été sur le terrain, Nuon Chea a précisé que : «Le peuple a dû être conquis, contrôlé -  le plus, mieux s'est ». « Dans la guerre, nous avons besoin de rassembler des forces, surtout auprès du peuple. Si nous savons comment les contrôler, ils seront à notre côté. »

Au début des années 70, grâce au Parti communiste du Cambodge à l'époque, les khmers rouges ont pris le contrôle de certain territoire du Royaume et, mis en place une politique de l'abolition de la monnaie « riels ».

Interrogé pour savoir comment le Parti a réussi à obtenir des matériels importants sans utiliser la monnaie, Nuon Chea a répondu que les Khmers rouges les échangeaient contre des marchandises, et ceci ils avaient du soutien de la Chine.

« La Chine nous a aidés à avoir des armes ... autant que je sache, aussi l'assistance militaire. Que se soit une aide militaire ou d'autre chose, provenant de la Chine ... elle nous a été parvenue sans aucune condition », a-t-il dit.

« La Chine n'a jamais vendu des armes à Kampuchea Démocratique. Cette assistance a été effectuées sans contrepartie. »

Quand à quels types d'armes aidés par la Chine, Nuon Chea a précisé qu' «à ma connaissance, la plupart est des armes de poing, des chars, et des roquettes (grenades propulsées) ».

Les réponse de Nuon Chea sont cohérentes avec l'ordre de fermeture de la séance, qui conclut que «l'Armée révolutionnaire du Kampuchea Démocratique a reçu une assistance d'experts et de matériels d'autres pays, en évidence, de la Chine".

L’audience hier a été plus courte que prévue car cette Chambre de première instance a supprimé le temps dont la défense de Nuon Chea doit poser des questions à son client, après qu'a fait valoir le co-avocat de la défense Michiel Pestman pour analyser les commentaires du Premier ministre Hun Sen qui aurait fait contre Nuon Chea, au Vietnam le mois dernier.

Souce d'info : phnompenhpost.com